expo-ventavon_P5Le projet était basé à l’origine sur une distribution de l’eau par simple gravité. L’eau ainsi conduite arrose le périmètre situé en aval de son parcours.
Des projets liés à la production d’électricité vont faire naître d’autres attentes : celles d’arroser des terres situées à une altitude supérieure à celle du canal.
En 1898, puis en 1905, Valentin Chabrand demande à bénéficier d’une concession de 1500 l au Fort La Saulce. Fondateur de la SFMHD*, il projette également la construction d’une usine hydroélectrique au Beynon sur la commune d’Upaix. Il accepte, sous certaines conditions, de céder une partie de l’électricité produite pour élever à un niveau supérieur l’eau destinée à l’arrosage.

En 1908, la SFMHD est autorisée par décret à dériver 40 m3/s à la Saulce et à produire de l’électricité à l’usine du Beynon.
Elle s’engage en contrepartie à fournir l’eau nécessaire au périmètre situé à l’aval avec un débit maximal de 1000 l/s, ainsi qu’une puissance électrique de 600 kW.
L’association syndicale aura à sa charge la construction des stations de pompage ou des prises d’eau.

(*) Société des Forces Motrices de la Haute-Durance

filet-bleu
Le 9 juin 1907, l’Association Syndicale du Canal de Ventavon est appelée à se prononcer sur la concession de Fort La Saulce.
L’ensemble des présents s’oppose à ce projet ou à tout autre « sans que parallèlement, sinon précédemment soit effectivement solutionnée la question de la continuation ou d’achèvement du canal de Ventavon ».

filet-bleu

De même que l’établissement de la prise d’eau avait suscité de vives réactions de la part de propriétaires situés dans le Vaucluse, l’Association syndicale des Iscles et du moulin de Curbans demande à ce que la concession sollicitée au Fort La Saulce pour l’alimentation de l’usine de la Saulce ne soit pas reçue, sous peine de réduire les habitants de Curbans à la misère.

filet-bleu


panneau précédent >>>
panneau suivant >>>
revenir à la présentation de l'exposition >>>