Deux canaux prenant leurs eaux sur les torrents du Rif du Sap (dit de Pierre Rousse) et sur le glacier de la Muande, permettaient d’arroser 6ha88 ha de terres et alimentaient le hameau en eau potable sur la rive droite de la Séveraise.
Un troisième, prenant sur le torrent de la Lavine, devait arroser des terres sur le quartier de Lubac, en rive gauche.

tor-rif-sap.jpg le torrent du Rif du Sap


des habitants mobilisés

Le 22 novembre 1871 un arrêté autorise le passage de l’ASL des canaux du Rif du Sap en ASA.
Le 25 février 1872, Joseph Sambain, Romain Catelan, Joseph Armand sont nommés syndics, et Louis Catelan, syndic suppléant.

On peut lire dans un document en date du 13 avril 1872, émanant de la Direction Générale des Ponts & Chassées et des Chemins de Fer, adressé au Préfet des Hautes-Alpes :
« Dans un rapport du 31 octobre et 8 novembre 1871, MM les Ingénieurs font connaître que les demandeurs n’ont, pour arroser leurs terres, qu’un ancien canal dérivé du Rif du Sap et dont les eaux servent en même temps à alimenter le hameau. Mais en été, ce torrent étant presque complètement sec, MM les Ingénieurs ont projeté la réouverture d’un ancien canal dérivé du glacier de la Muande qui ne tarit jamais. Ce canal, exécuté en 1818, a fonctionné pendant 20 ans. Son développement est de 1320 m. Il est situé entièrement sur le terrain communal et, par délibération du 10 août 1869, le Conseil Municipal de la Commune de Guillaume Peyrouse a autorisé le syndicat à le rouvrir sans indemnité. MM les Ingénieurs ont étudié, en outre, la construction d’un petit canal de 325 m de longueur dérivé du torrent de Lubac et situé également tout entier sur le terrain communal cédé gratuitement. Les prises d’eau se feront par saignée directe et sans barrage. »

une histoire qui laisse (quelques) traces

Bien qu’abandonnés depuis longtemps, on retrouve néanmoins quelques portions de tracés sur le terrain.

rif-sap_1.jpg le terrain de jeu du canal de Pierre Rousse prenant son eau sur le torrent

lubac.jpg terrain de jeu du même canal en rive droite de la Séveraise, au second plan, vue sur Lubac