Après les divers échecs des siècles précédents, le projet se précise.

En 1858, un nouveau projet est proposé par l'ingénieur Houiller (avec un débit de 4 m3/s), qui emprunte approximativement l'actuel tracé.

Le projet est approuvé en 1861.

Une société anonyme est constituée en 1862 pour la construction du canal.

M. Danchez Delachaise refusant de s'engager à garantir la réalisation de l'ouvrage, la subvention de l'état est refusée. Un syndicat tente de se porter concessionnaire, mais la demande est rejetée.

Maurice Garnier : un nom indissociable du Canal de Gap

C'est alors qu'intervient Maurice Garnier, député, qui se propose comme concessionnaire : le Conseil d'État accepte.

Les travaux commencent symboliquement le 21 août 1864.

Maurice Garnier subira différents revers : les entrepreneurs avec lesquels M. Garnier avaient conclu l'affaire font faillite, M. Garnier engage alors sa fortune personnelle en comptant sur le versement de la subvention.

Il trouvera d'autres entrepreneurs en 1866, mais les travaux prennent du retard et l'argent s'épuise.

En avril 1870, un rapport précise que les travaux entre la prise et le tunnel de Manse touchent à leur fin, le souterrain et la branche principale de Charance sont terminés ; les arrosages devraient être menés à bien en 1871 ou 1872.

L'inauguration devait se faire le 31 juillet 1870... elle n'aura pas lieu du fait de la déclaration de guerre.

La paix revenue, M. Garnier n'a plus les fonds nécessaires pour continuer les travaux ; le Canal est placé sous séquestre en 1873.

Un syndicat est créé en 1874 et les travaux reprennent en 1875. L'irrigation commencera réellement en 1880.

En 1894 M. Garnier est sommé par l'état de reprendre le Canal, diverses expertises sont menées, mais M. Garnier décède en 1896.

En 1899 ce sont ses héritiers qui sont mis en demeure de reprendre le Canal.

Le 11 mai 1927 c'est le syndicat qui se voit attribuer la gérance du Canal. Elle lui sera remise officiellement en 1934 par les héritiers de M. Garnier.


Lire aussi : Histoire du canal de Gap : des débuts difficiles