Une histoire très ancienne

La première autorisation de capter l'eau du torrent d'Ancelle pour irriguer les terres de Gap est accordée le 9 juillet 1448 par le Dauphin Louis (La Rochette avait obtenu le même droit en 1447 ; les droits de moulins sur le torrent d'Ancelle datent de mai 1312).

L'épidémie de peste de 1524 ravage le pays et les canaux sont abandonnés.

Le monde paysan se remobilise et remet en état certains canaux, mais un nouvel épisode de peste en 1630, entraine un nouvel abandon des canaux.

Le siècle qui suit semble s'écouler sans beaucoup de travaux relatifs aux canaux.

Pourtant la seconde moitié du 18e siècle voit naître de nouveaux canaux (Herbeys, Chabottes, Costes, Saint-Bonnet, Pont du Fossé...) : En 1811, 315 canaux sont recensés sur l'arrondissement de Gap.

En 1772, les communes de La Rochette et Gap souhaitent remettre les canaux en fonctionnement et parviennent à un accord le 3 mai.

Les habitants des autres communes (Saint-Léger, Forest St-Julien) font opposition mais les travaux continuent.

Cependant, face à diverses difficultés (dégradations naturelles, non entretien, conflit avec les autres communes) Gap recherche d'autres solutions.

Où l'on voit apparaître la possibilité de prendre l'eau du Drac

En 1783, arrive une première proposition de dérivation à partir des eaux du Drac.

Une demande officielle est faite en 1795 au Directoire.

Le préfet Bonnaire, puis le Préfet Ladoucette, appuient les demandes.

Il est alors prévu que le Canal prenne son eau dans le Drac d'Orcières. Arrivé au col Bayard, il devait se diviser en 2 branches : l'une vers Charance, jusqu'au torrent de Malcombe ; l'autre vers La Rochette.

Mais les coûts sont beaucoup plus importants que ceux prévus à l'origine et la superficie irrigable sur la Rochette nettement inférieure aux attentes.

Un nouveau projet est déposé en 1847 par l'ingénieur Ulrich.

Cette fois le Canal a son origine à la confluence des deux Drac (débit de 3m3/s). Un tunnel devait traverser la montagne de Gap et la route « impériale » devait emprunter le même souterrain que le canal. Le projet est refusé par le Ministre.


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