L'irrigation sous pression

Là  encore deux techniques possibles : l'irrigation par aspersion ou localisée au pied des végétaux.

L'une comme l'autre nécessitent une mise sous pression des conduites qui distribuent l'eau.

Ce sont des techniques qui ont commencées à  être mises en pratique dès le début du XXe siècle.

L'irrigation par aspersion

Le Canal de Ventavon a été le premier, sur le département des Hautes-Alpes, à proposer l'aspersion à ses adhérents.

L'irrigation par aspersion amène l'eau aux végétaux sous forme d'une "pluie" fine.

L'arrosage se fait par surfaces rectangulaires ou par cercles, selon le type d'appareils utilisés par l'arrosant.

On retrouve dans ces différents outillages, les rampes oscillantes (de même type que celles mises en oeuvre par le particulier qui cultive son potager) et les arroseurs rotatifs ou les canons d'arrosage.



Aspersion sur verger - Vallée de la Durance - Canal de Ventavon - été 2009

Ces différents appareils doivent être déplacés à  la main ou être installés en plusieurs exemplaires pour assurer un arrosage régulier sur toute une parcelle.

Afin de minimiser les manutentions, ou la multiplication des arroseurs, sur des parcelles de taille conséquente, l'agriculteur peut investir dans des machines à déplacement automatique (rampes articulées ou enrouleurs automatiques).

L'irrigation localisée

L'irrigation localisée apporte l'eau nécessaire directement au pied des végétaux.

Ce sont des systèmes trés utilisés en maraîchage, en arboriculture et en horticulture.

Le plus connu de ces principes est sans doute le "goutte à goutte".

D'autres systêmes existent également : tubes poreux alignés sur le sol ou mini-asperseurs. Ces derniers sont utilisés notamment en arboriculture (on parle aussi de micro-jet).



Irrigation par micro-jet sur verger - secteur du Poêt - Canal de Ventavon - été 2005

Avantages :

  • efficience améliorée pour l'aspersion, trés bonne efficience pour l'irrigation localisée ;
  • pas de pertes d'eau dans les conduites de transport (si entretien régulier) ;
  • parcellaire non figé ;
  • technique adaptée à tout type de sol ;
  • possibilité de lutte anti-gel ;
  • automatisation possible pour l'irrigation localisée.

Inconvénients :

  • investissement pour l'agriculteur important ;
  • besoins énergétiques importants en cas de pompage ;
  • technique plus récente, nécessite des compétences multiples ;
  • maintenance des installations collectives onèreuse ;
  • faible dimension des buses d'aspersion ou des goutteurs nécessitant une eau filtrée ;
  • infiltrations moindres, donc alimentation des nappes phréatiques moins marquée ;
  • biodiversité faible sur le réseau de distribution.


Lire aussi : Les techniques d'irrigation (1) : irrigation gravitaire