L'irrigation a connu une forte croissance depuis les années 1970 ; croissance particulièrement marquée en réaction aux épisodes de sécheresse. Ainsi, sur la totalité du territoire métropolitain, la superficie irrigable est passée de 800 000 ha en 1970 à 2 634 000 ha en 2000.

Pendant ce même temps, les surfaces réellement irriguées sont passées de 500 000 ha à près de 1 600 000 ha (soit plus de 300 %), alors qu'elles avaient augmenté d'à peine 140 000 ha entre 1955 et 1970 (soit environ 1/3).

Si on a pu constater un léger fléchissement entre 1991 et 1993 (incertitudes dues aux réformes de la PAC alors en cours), la courbe a connue une nette remontée dans 1994.

Tendances récentes...

On observe une certaine stabilité depuis 1995.

Le nombre d'exploitations irriguées décroît nettement depuis 1990, mais cela coïncide avec le constat d'un fléchissement général du nombre d'exploitations.

De même, le taux d'utilisation des équipements a baissé, principalement du fait de la gestion des rotations de cultures, cultures qui nécessitent ou non le recours à l'irrigation.

Par ailleurs, ce taux d'utilisation est aussi fonction des conditions climatiques et explique en partie les fluctuations d'année en année.

L'irrigation, anciennement concentrée sur la Provence, s'est étendue progressivement sur ce même secteur puis vers le Sud-Ouest, notamment sous l'influence de grandes compagnies d'aménagement régional.

De nouveaux secteurs suivent rapidement (Midi-Pyrênées, Aquitaine, Centre, Ile-de-France, Rhône-Alpes et Poitou-Charentes) mais, cette fois, sous l'impulsion d'initiatives plus individuelles.

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